MBFELDA - Bruno Aprile-Gniset - It's only Rock and Roll since 1995
MBFELDA Bruno Aprile-Gniset
Riff qui te charge
Armé de sa Stratocaster Olympic White et de son médiator heavy 1mm, Bruno, véritable encyclopédie vivante des riffs les plus légendaires de l'histoire du rock, se charge de déclencher le feu sonore et de maintenir une rythmique d'acier mais ne dédaigne pas tâter de la pentatonique amère et enflammer quelques standards d'un solo ravageur. Sa connaissance approfondie des morceaux ne dépassant pas trois accords, sa technique d'une époustouflante simplicité et ses improvisations aléatoires sont heureusement compensées par un volume sonore dépassant largement le seuil de la douleur supportable et susceptible de déclencher, selon les cas, l'hystérie collective, une perte auditive irréversible, une stérilité précoce voire, chez les (rares) sujets les plus sensibles, une descente d'organe. Il est parfois lui-même victime d'une surdité sélective et les fréquences émises par certaines phrases sacrilèges comme "Tu trouves pas que c'est un peu fort ?" n'ont aucune chance d'atteindre sa trompe d'Eustache. Chanteur par défaut à la génèse de MBFELDA, il s'est depuis affirmé comme chanteur sans défaut, puisqu'au moelleux et à la justesse légendaires de son organe, sont venus s'ajouter une puissance et un jeu de scène que ne renieraient pas Marcel Amont ou Charles Aznavour (lointain cousin oriental).

Multimédia et contrepet
L'organisation interne de MFELDA reposant sur une répartition équitable des tâches et un partage démocratique des plaisirs associés, Bruno joue au planificateur de répétitions, à l'administrateur de partitions, au commandeur des pizzas, au décideur de playlist, au dépenseur des cachets, pendant que les trois autres ont la lourde tâche d'allumer leurs amplis et choisir leurs baguettes. C'est en tout cas ce qu'ils lui laissent croire. Mais la paranoïa n'est pas la seule maladie mentale abritée par ce crâne grisonnant. Ce somptueux site web (élu Plus Beau de Tous 2004, par sa famille et ses amis), illustre et magnifie la composante facétieuse de sa personnalité généreuse, reflétant son goût immodéré pour la communication expérimentale, le double second degré inversé et le contrepied en trompe l'œil. Plus qu'une seconde nature, c'est l'expression ultime de sa quête perpétuelle et la continuité de sa règle de vie : la couillonnade professionnelle.